GPKG (GeoPackage) : fichier .gpkg
pérenneConteneur SQLite standardisé par l'OGC pour regrouper données vectorielles, images tuilées et attributs géographiques dans un seul fichier portable.
Le GeoPackage encode des données géographiques (couches vectorielles, images rasters tuilées, attributs) dans un unique fichier bâti sur le moteur SQLite, normalisé par l’Open Geospatial Consortium (OGC) pour succéder au shapefile comme format d’échange courant.
Techniquement, un GeoPackage est une base SQLite 3 conforme en tout point au format générique : ses seize premiers octets portent la signature standard “SQLite format 3”. Ce qui le distingue d’une base SQLite quelconque tient à un seul détail d’en-tête (l’“application ID” à l’octet 68, qui porte la valeur ASCII “GPKG”), accompagné d’un ensemble de tables et de déclencheurs SQL normalisés (gpkg_contents, gpkg_geometry_columns…) qui structurent les couches géographiques à l’intérieur de cette base.
Contrairement au shapefile, qui éclate une seule couche en plusieurs fichiers annexes et limite les noms de champs à dix caractères, un GeoPackage regroupe plusieurs couches vectorielles et rasters dans un fichier unique, sans ces contraintes héritées des années 1990, un avantage qui explique son adoption progressive par QGIS, Esri et de nombreuses administrations publiques comme format de diffusion par défaut.
Sa base SQLite reste lisible par n’importe quel outil générique compatible SQLite, y compris hors contexte géographique : une simple requête SQL suffit à inspecter les tables gpkg_* sans passer par un logiciel SIG dédié, ce qui facilite le diagnostic d’un fichier corrompu ou la migration de données vers un autre format.
Signature binaire
| Hexadécimal | Offset |
|---|---|
53 51 4C 69 74 65 20 66 6F 72 6D 61 74 20 33 00 | 0 |
47 50 4B 47 | 68 |
Vérifier qu'un fichier porte bien cette signature →
Questions fréquentes
Comment ouvrir un fichier .gpkg ?
QGIS, GDAL/OGR permettent d'ouvrir gratuitement un fichier .gpkg. Voir la liste complète des logiciels compatibles ci-contre.
Quel est le type MIME du format GPKG (GeoPackage) ?
Le type MIME du format GPKG (GeoPackage) est application/geopackage+sqlite3.
Le format GPKG (GeoPackage) (.gpkg) est-il encore utilisé aujourd'hui ?
Oui, le format GPKG (GeoPackage) est pérenne : il reste activement utilisé et pris en charge par les logiciels actuels.
Peut-on ouvrir un fichier .gpkg sur mobile, sans installer d'application ?
Aucun outil web n'est référencé sur cette fiche pour ce format : l'ouverture nécessite un logiciel de bureau (voir la liste « Avec quoi l'ouvrir » ci-contre).
Un fichier .gpkg est-il vraiment une base SQLite ordinaire ?
Oui, au sens strict : un GeoPackage démarre par l'en-tête standard 'SQLite format 3' et s'ouvre sans erreur dans n'importe quel client SQLite générique. Ce qui le distingue d'une base SQLite quelconque est un identifiant d'application ('GPKG' en ASCII) inscrit à l'octet 68 de l'en-tête, plus un jeu de tables et de déclencheurs normalisés par l'OGC pour stocker géométries et métadonnées spatiales.
Pourquoi l'OGC pousse-t-il le GeoPackage en remplacement du shapefile ?
Le shapefile ESRI éclate une même couche en plusieurs fichiers séparés (.shp, .dbf, .shx...), limite les noms de champs à 10 caractères et ne gère qu'un seul type de géométrie par couche. Le GeoPackage regroupe plusieurs couches vectorielles, des rasters tuilés et leurs attributs dans un unique fichier SQLite sans ces limites héritées, ce qui explique son adoption croissante comme format d'échange par défaut dans QGIS et de nombreuses administrations.
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Sources
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