Shapefile, GeoPackage, GeoJSON, KML, GPX : quel format géographique choisir selon l'usage
SIG professionnel, carte web, visualisation Google Earth ou trace GPS : cinq formats géospatiaux répondent à cinq besoins différents.
Ces quatre formats de données géographiques se distinguent moins par leur qualité technique que par le public et l’outil auxquels ils sont destinés en priorité.
| Format | Structure | Écosystème principal | Meilleur usage |
|---|---|---|---|
| Shapefile | Multi-fichiers (.shp, .dbf, .shx) | SIG professionnel (QGIS, ArcGIS) | Analyse SIG rigoureuse, héritage |
| GeoPackage | Fichier unique (SQLite) | SIG professionnel (QGIS, Esri) | Successeur moderne du Shapefile |
| GeoJSON | JSON | Web, développeurs (Leaflet, Mapbox) | Cartographie web, API |
| KML / KMZ | XML | Google Earth / Google Maps | Visualisation, partage grand public |
| GPX | XML | Appareils GPS, apps sportives (Strava, Komoot) | Échange de traces GPS |
Le Shapefile (SHP), développé par ESRI et publié en 1998, reste le format vectoriel de référence des systèmes d’information géographique (SIG) professionnels : points, lignes ou polygones représentant routes, parcelles ou limites administratives. Il n’est jamais un fichier isolé : il est systématiquement accompagné d’un .dbf (données attributaires) et d’un .shx (index), les trois devant rester ensemble. C’est le choix par défaut pour une analyse SIG rigoureuse (QGIS, ArcGIS).
Le GeoPackage (GPKG), normalisé par l’OGC, encode les mêmes types de données dans un unique fichier bâti sur le moteur SQLite, sans les limites héritées du Shapefile (éclatement en plusieurs fichiers annexes, noms de champs limités à dix caractères, un seul type de géométrie par couche). Il regroupe en plus plusieurs couches vectorielles et des rasters tuilés dans ce même fichier, ce qui explique son adoption croissante par QGIS, Esri et de nombreuses administrations comme format de diffusion par défaut à la place du Shapefile.
Le GeoJSON encode les mêmes types de géométries dans une syntaxe JSON standard, ce qui lui permet d’être manipulé directement par n’importe quel langage de programmation sans bibliothèque géospatiale spécialisée. C’est le format de facto des API cartographiques et bibliothèques JavaScript comme Leaflet ou Mapbox GL, le bon choix pour un usage web ou développeur.
Le KML, racheté et popularisé par Google avec Google Earth, décrit en XML des données géographiques et leur présentation visuelle : styles d’affichage, caméras virtuelles, animations de survol. Il met l’accent sur la visualisation et la narration géographique plutôt que sur l’analyse, pertinent pour partager un itinéraire ou un lieu directement consultable dans Google Earth ou Google Maps. Sa version compressée, le KMZ, regroupe en plus les ressources associées (icônes, images) dans une seule archive.
Le GPX (GPS Exchange Format), publié en 2002, décrit spécifiquement des données issues d’appareils GPS : points de repère, itinéraires planifiés et traces enregistrées, avec coordonnées, altitudes et horodatages. C’est le format d’échange universel entre appareils GPS et applications de randonnée ou de cyclisme (Strava, Komoot).
Choisir Shapefile pour l’héritage SIG encore répandu, GeoPackage comme son successeur moderne sans les limites de fichiers multiples, GeoJSON pour le web et le développement, KML/KMZ pour la visualisation grand public dans Google Earth, GPX pour l’échange de traces GPS entre appareils et applications sportives.
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Formats concernés
Catégories concernées
Voir aussi
Sources
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