Comparatif

ZIP, RAR, 7Z, TGZ : quel format d'archive choisir selon l'usage

Compatibilité universelle, taux de compression, licence, préservation des permissions Unix : ce qui distingue réellement ZIP, RAR, 7Z et TGZ, et dans quel cas privilégier chacun.

Ces trois formats d’archive se distinguent surtout par un arbitrage entre compatibilité, taux de compression et licence, pas par une hiérarchie unique de qualité.

FormatCompressionLicenceSupport natifMeilleur usage
ZIPModesteOuvertUniversel (Windows, macOS, Linux)Compatibilité maximale
RARBonnePropriétaire (création payante)Nécessite un logicielPoste déjà équipé, multi-volumes
7ZMeilleure (LZMA)Ouvert (logiciel libre)Nécessite d'installer 7-ZipArchivage personnel, poids minimal
TGZModeste (gzip)OuvertUniversel sur Linux/macOS, nécessite un outil sur WindowsSauvegardes et paquets Unix/Linux

Le ZIP, créé en 1989, reste le format le plus universellement pris en charge : un support natif existe dans Windows, macOS et la plupart des distributions Linux, sans logiciel additionnel à installer. Son taux de compression est le plus modeste des trois, mais c’est le seul choix pertinent quand la certitude que le destinataire pourra l’ouvrir sans installer quoi que ce soit prime sur la taille du fichier. C’est aussi le format le plus “partagé” structurellement : DOCX, XLSX, JAR et de nombreux autres formats sont eux-mêmes des archives ZIP.

Le RAR, créé en 1993, est un format propriétaire dont l’algorithme de compression n’est pas documenté publiquement ; seule la lecture est ouverte, ce qui permet à des outils tiers gratuits de l’extraire sans pouvoir en créer un identique. Créer une archive RAR nécessite une licence WinRAR ou un logiciel compatible payant, alors que l’extraction reste gratuite avec de nombreux outils : une asymétrie qui explique sa diffusion malgré le coût de création, et qui en fait un choix pertinent surtout si l’outil de création est déjà disponible (poste professionnel déjà équipé) plutôt qu’un premier choix par défaut.

Le 7Z, introduit en 1999 avec le logiciel libre 7-Zip, offre généralement le meilleur taux de compression des trois grâce à l’algorithme LZMA, avec une architecture ouverte et documentée publiquement, contrairement au RAR. Le compromis est un support natif plus rare (nécessite d’installer 7-Zip ou un équivalent sur la plupart des systèmes), ce qui en fait un bon choix pour un archivage personnel ou une diffusion vers un public technique, mais un choix risqué pour un envoi grand public sans certitude que le destinataire pourra l’ouvrir.

Le TGZ suit une logique différente des trois précédents : ce n’est pas un format d’archive au sens strict, mais l’abréviation d’extension d’une archive TAR (qui regroupe les fichiers sans les compresser) dont le flux complet a ensuite été compressé avec gzip, deux étapes distinctes que les outils modernes exécutent en une seule commande. Contrairement au ZIP ou au 7Z, le TAR conserve nativement les permissions Unix, les propriétaires de fichiers et les liens symboliques, ce qui en fait le format de référence pour les sauvegardes système, les paquets sources et la distribution de logiciels sur Linux et macOS, un terrain où le ZIP, conçu à l’origine sur un système de fichiers DOS sans ces notions, gère moins bien cette préservation. Son support reste natif en ligne de commande sur tout système Unix, mais nécessite un outil dédié (7-Zip, par exemple) pour être extrait facilement sous Windows.

Choisir ZIP pour la compatibilité maximale sans installation côté destinataire, RAR quand l’outil de création est déjà en place et que le multi-volumes est utile, 7Z quand la taille du fichier prime et que le destinataire est en mesure d’installer un outil d’extraction, TGZ quand la préservation des permissions et liens Unix compte plus que la compatibilité Windows immédiate : c’est le standard de facto des sauvegardes et paquets sur Linux/macOS.

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