MOL (MDL Molfile) : fichier .mol
stableFormat texte historique de la chimie computationnelle, listant explicitement atomes et liaisons chimiques d'une molécule, contrairement au XYZ.
Le MOL (MDL Molfile), conçu par MDL Information Systems entre la fin des années 1970 et les années 1980, représente une molécule en texte structuré : un bloc d’en-tête, un bloc listant chaque atome avec ses coordonnées, puis un bloc de connexion listant explicitement chaque liaison chimique entre deux atomes avec son ordre (simple, double, triple, aromatique).
Cette liste explicite de liaisons distingue structurellement le MOL du XYZ, qui ne fournit que des coordonnées spatiales et laisse un logiciel tiers déduire les liaisons par la distance interatomique : le MOL élimine toute ambiguïté d’interprétation sur la structure chimique réellement représentée, un atout important pour des molécules complexes où la seule distance ne suffirait pas à distinguer sans erreur une liaison réelle d’une simple proximité spatiale.
Le format a longtemps servi de socle à l’écosystème logiciel de MDL, racheté par Elsevier en 1997, puis passé à Symyx (2007) et Accelrys (2010), aujourd’hui BIOVIA (Dassault Systèmes). Sa spécification, les « CTfile Formats », est publique (BIOVIA la diffuse après inscription), ce qui a permis une adoption bien plus large par des outils tiers et des bases de données publiques de composés chimiques.
Le SDF (Structure Data File) étend le Molfile en permettant de concaténer plusieurs molécules dans un seul fichier, chacune suivie de champs de données additionnels (propriétés physico-chimiques calculées, identifiants de bases de données externes) séparés par une ligne de délimitation $$$$, quand un MOL isolé ne représente jamais qu’une seule molécule sans ces métadonnées étendues.
V2000 et V3000
Un Molfile se termine par la ligne M END (deux espaces entre M et END), après le bloc de propriétés. La version du tableau de connexion figure sur la ligne de comptage, en fin de ligne : V2000 pour le format historique, limité à 999 atomes et 999 liaisons, et V3000 pour le format étendu, qui dépasse cette limite ; en V3000, le tableau de connexion proprement dit est décrit dans des lignes préfixées M V30.
Signature binaire
Ce format n'a pas de signature binaire fiable : il ne peut pas être identifié de façon certaine par ses seuls premiers octets.
Vérifier qu'un fichier porte bien cette signature →
Questions fréquentes
Comment ouvrir un fichier .mol ?
Aucun logiciel n'est encore référencé sur cette fiche pour ouvrir un fichier .mol. Voir la liste « Avec quoi l'ouvrir » ci-contre.
Quel est le type MIME du format MOL (MDL Molfile) ?
Le type MIME du format MOL (MDL Molfile) est chemical/x-mdl-molfile.
Le format MOL (MDL Molfile) (.mol) est-il encore utilisé aujourd'hui ?
Oui, le format MOL (MDL Molfile) est stable et toujours largement utilisé, sans signe de déclin.
Peut-on ouvrir un fichier .mol sur mobile, sans installer d'application ?
Aucun outil web n'est référencé sur cette fiche pour ce format : l'ouverture nécessite un logiciel de bureau (voir la liste « Avec quoi l'ouvrir » ci-contre).
Quelle est la différence structurelle principale entre un MOL et un XYZ ?
Le MOL liste explicitement les liaisons chimiques entre atomes (avec leur ordre : simple, double, triple) dans un bloc de connexion dédié, quand le [XYZ](/formats/xyz/) ne fournit que les coordonnées spatiales et laisse un logiciel tiers déduire les liaisons par la distance interatomique. Le MOL élimine ainsi toute ambiguïté d'interprétation sur la structure chimique réellement représentée.
Un fichier .sdf est-il différent d'un .mol ?
Le SDF (Structure Data File) étend le Molfile en permettant de concaténer plusieurs molécules dans un seul fichier, chacune accompagnée de champs de données additionnels (propriétés physico-chimiques, identifiants de base de données) séparés par une ligne de délimitation `$$$$`. Un MOL isolé ne représente toujours qu'une seule molécule sans ces champs de données étendus.
Un fichier ne s'ouvre pas : les causes possibles →
Comment savoir si un fichier est corrompu →
Sources
Dernière mise à jour :