VHD/VHDX, VMDK, QCOW2 : quel format de disque virtuel choisir selon l'hyperviseur
Hyper-V, VMware ou QEMU/KVM : chaque hyperviseur de virtualisation impose son propre format de disque natif. Comment s'y retrouver, et comment migrer une VM entre eux.
Ces formats de disque virtuel ne sont pas interchangeables par défaut : chacun est le format natif d’un hyperviseur précis, ce qui rend la conversion nécessaire pour déplacer une machine virtuelle d’une plateforme à une autre.
| Format | Hyperviseur | Statut | Meilleur usage |
|---|---|---|---|
| VHD | Hyper-V (ancien) | Remplacé par VHDX | Compatibilité héritée |
| VHDX | Hyper-V / Azure | Actif, par défaut | Nouvelles VM Hyper-V |
| VMDK | VMware | Actif | VMware, compatible VirtualBox en lecture |
| QCOW2 | QEMU/KVM | Actif | Cloud open source (OpenStack) |
| VDI | VirtualBox | Actif | VirtualBox, poste de travail |
| OVA | Tout hyperviseur (export/import) | Actif | Migration d'une VM entre écosystèmes |
Le VHD (Virtual Hard Disk) encapsule le contenu complet d’un disque dur dans un seul fichier, utilisé par les technologies de virtualisation Microsoft (Hyper-V). Il a été supplanté par le VHDX, introduit avec Windows Server 2012, qui porte le plafond de taille de 2 To à 64 To et améliore la résilience aux coupures de courant pendant une écriture. Le VHDX est aujourd’hui le format par défaut d’Hyper-V pour toute nouvelle machine virtuelle, le VHD n’étant conservé que pour la compatibilité.
Le VMDK (Virtual Machine Disk) est le format de disque dur virtuel de VMware. Sa large adoption au-delà même de l’écosystème VMware en fait l’un des formats les mieux supportés par des outils tiers, dont VirtualBox en lecture. Deux structures internes coexistent selon le sous-type utilisé : une variante binaire monolithique portant la signature “KDMV”, et une variante qui sépare un fichier descripteur texte des fichiers de données binaires proprement dits.
Le QCOW2 (QEMU Copy On Write, version 2) est le format natif de l’hyperviseur libre QEMU/KVM, très répandu dans les infrastructures de virtualisation Linux et le cloud open source (OpenStack notamment). Il n’occupe sur le disque hôte que l’espace réellement utilisé par la machine virtuelle, et gère nativement les instantanés sans outil externe, un pendant direct du VHDX de Microsoft et du VMDK de VMware, chacun dominant sur sa propre plateforme.
Le VDI (Virtual Disk Image) est le format natif d’Oracle VirtualBox, l’un des hyperviseurs de poste de travail les plus utilisés en dehors d’un contexte serveur. Comme le VHDX et le QCOW2, il prend en charge l’allocation dynamique, le fichier ne croissant sur le disque hôte qu’au fur et à mesure de l’écriture réelle de données. VirtualBox sait également ouvrir directement des disques VHD ou VMDK d’autres logiciels, mais le VDI reste son format par défaut pour la meilleure intégration avec ses propres fonctionnalités (snapshots notamment) ; un outil comme qemu-img permet de le convertir vers VMDK ou QCOW2 pour l’utiliser avec un autre hyperviseur.
Pour déplacer une VM complète d’un hyperviseur à un autre sans se soucier du format de disque natif, le format OVA (Open Virtualization Appliance) empaquette dans une seule archive TAR un descripteur XML au standard ouvert OVF (matériel virtuel, réseau) et le ou les disques virtuels associés : c’est la méthode d’export/import portable recommandée entre hyperviseurs différents.
Choisir VHDX pour Hyper-V/Azure, VMDK pour VMware (et compatible VirtualBox en lecture), QCOW2 pour QEMU/KVM et les clouds open source, VDI pour VirtualBox sur poste de travail, OVA pour transférer une VM complète entre deux de ces écosystèmes.
Formats concernés
Catégories concernées
Voir aussi
Sources
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