CDF (NASA) ou netCDF : quel format choisir pour des données scientifiques multidimensionnelles
Deux formats auto-descriptifs pour des données à plusieurs dimensions (temps, altitude, position), l'un porté par la NASA pour la physique spatiale, l'autre par Unidata pour la climatologie et l'océanographie.
Ces deux formats scientifiques partagent le même principe (des données multidimensionnelles auto-descriptives, dimensions et métadonnées embarquées avec les valeurs) mais servent des communautés distinctes, avec des institutions différentes derrière chacun.
| Format | Organisme | Domaine principal | Base technique |
|---|---|---|---|
| CDF | NASA (Goddard Space Flight Center) | Physique spatiale, héliophysique, astronomie | Format binaire propre |
| netCDF | Unidata | Climatologie, océanographie, modélisation atmosphérique | Format propre (v3) ou HDF5 (v4) |
Le CDF (Common Data Format) de la NASA stocke des données scientifiques multidimensionnelles de façon auto-descriptive, développé par le Goddard Space Flight Center et largement utilisé en physique spatiale et en astronomie. La NASA recommande ou impose fortement ce format pour l’archivage des données issues des missions spatiales qu’elle finance, notamment via l’infrastructure SPDF (Space Physics Data Facility), une politique institutionnelle qui explique sa prédominance dans ce domaine précis, plus que ses qualités techniques ne le justifieraient isolément. Le format prend en charge la compression native (RLE, gzip, Huffman) et gère nativement les fichiers volumineux au-delà de 2 Gio.
Le netCDF (Network Common Data Form), développé par l’organisme américain Unidata, s’est imposé comme référence en climatologie, océanographie et modélisation atmosphérique, où les jeux de données combinent typiquement plusieurs dimensions physiques (temps, latitude, longitude, altitude) qu’un simple tableau CSV à deux dimensions ne peut pas représenter. netCDF-4, la version actuelle la plus répandue, s’appuie directement sur HDF5 comme couche de stockage sous-jacente (un fichier netCDF-4 est ainsi, techniquement, un fichier HDF5 valide organisé selon des conventions précises), tandis que les versions classiques (jusqu’à la version 3) utilisaient un format binaire propre, plus simple mais moins extensible.
Un piège à noter : l’extension .cdf est partagée sans aucun rapport technique avec le Computable Document Format de Wolfram Research, un format de document interactif ; seul le contexte du fichier permet de lever l’ambiguïté.
CDF s’impose donc pour des données issues de missions spatiales ou de physique spatiale, où l’écosystème NASA/SPDF domine ; netCDF pour des données climatiques, océanographiques ou atmosphériques, où l’écosystème Unidata (souvent via des outils comme xarray en Python) domine. Dans les deux cas, le choix est imposé avant tout par la communauté scientifique concernée plutôt que par une différence technique tranchée.
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Formats concernés
Catégories concernées
Questions fréquentes
Comment savoir si un fichier .nc est au format netCDF-3 ou netCDF-4 ?
La commande `ncdump -k fichier.nc`, fournie avec la bibliothèque netCDF, affiche la variante utilisée : classic, 64-bit offset, 64-bit data, netCDF-4 ou netCDF-4 classic model. Les trois premières relèvent du format binaire propre, les deux dernières reposent sur HDF5.
Sources
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