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EML, MSG, PST, OFT : quel format choisir pour exporter, archiver ou migrer des e-mails

Un message isolé, une boîte Outlook complète, un cache local qui ne s'exporte pas, ou un modèle réutilisable : EML, MSG, PST, OST et OFT répondent à des besoins très différents, souvent confondus.

Ces quatre formats se répartissent en deux familles : ceux qui exportent un contenu réel et portable (EML, MSG, PST), et celui qui ne devrait jamais être manipulé comme une archive (OST).

FormatContenuOuvertPortable hors Outlook
EMLUn messageOui (RFC 5322)Oui, quasi universel
MSGUn messageNon (propriétaire)Limitée
PSTBoîte complèteNon (documenté par Microsoft)Non sans conversion
OSTCache d'une boîte serveurNonNon, lié au compte
OFTModèle de message réutilisableNon (propriétaire)Limitée

Le EML stocke un message électronique individuel directement selon la structure normalisée des e-mails Internet (RFC 5322) : en-têtes, corps et pièces jointes encodées en base64 dans un seul fichier texte. C’est le format d’export le plus universellement reconnu, ce qui en fait le choix par défaut pour archiver ou transmettre un e-mail unique de façon portable, indépendamment du logiciel de messagerie du destinataire.

Le MSG, format d’export propriétaire de Microsoft Outlook, repose sur le même conteneur OLE2/CFBF que les anciens DOC et XLS. Il conserve certaines propriétés spécifiques à Outlook (catégories, indicateurs de suivi) sans équivalent direct dans l’EML, mais n’est correctement lu que par Outlook ou des outils tiers spécifiquement compatibles, un choix à réserver aux échanges qui restent dans l’écosystème Outlook.

Le PST archive l’intégralité d’une boîte de messagerie Outlook (dossiers, contacts, calendrier) dans un seul fichier, ce qui en fait le format central pour migrer ou sauvegarder une boîte professionnelle complète. Sa taille peut atteindre plusieurs dizaines de gigaoctets, et une structure interne relativement fragile aux interruptions d’écriture le rend plus vulnérable à la corruption qu’un format découpé en petites unités.

Le OST, à ne pas confondre avec le PST malgré une signature de conteneur identique, n’est qu’une copie locale synchronisée d’une boîte Exchange ou Microsoft 365 : il devient illisible si le compte associé est supprimé sans export préalable, et copier ce fichier vers un autre ordinateur ne suffit pas à en récupérer le contenu. Un OST corrompu se répare le plus souvent en le supprimant simplement : Outlook le régénère en retéléchargeant la boîte depuis le serveur, une opération impossible avec un PST, seule copie existante des données qu’il contient.

Le OFT partage exactement le même conteneur OLE que le MSG dont il dérive (la même signature de tête, le même vocabulaire interne) ; seul un indicateur signale à Outlook qu’il s’agit d’un modèle réutilisable (objet, corps, destinataires prédéfinis) plutôt qu’un message déjà envoyé ou reçu. Un double-clic sur un OFT ouvre systématiquement une nouvelle fenêtre de composition prérempliée, quand le même geste sur un MSG rouvre le message tel qu’il a été figé : c’est cette différence de comportement à l’ouverture, plus que la structure binaire, qui distingue les deux usages en pratique. Il ne gère pas nativement les champs de fusion (nom du destinataire, date), à réserver à un envoi de masse déjà personnalisé plutôt qu’à un modèle statique.

Choisir EML pour exporter ou archiver un message unique de façon portable, PST pour migrer ou sauvegarder une boîte Outlook complète, MSG seulement si l’échange reste entre utilisateurs Outlook, OFT pour un modèle de message réutilisable (réponse type de support client par exemple), et jamais l’OST comme méthode d’export : reconnecter le compte ou le convertir en PST reste la seule voie fiable.

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Catégories concernées

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Sources

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