Comparatif

SRT, WebVTT, ASS : quel format de sous-titres choisir selon l'usage

Trois formats texte pour sous-titrer une vidéo, avec un écart de richesse considérable entre la simplicité du SRT et les animations complexes de l'ASS.

Ces trois formats de sous-titres sont tous des fichiers texte lisibles dans n’importe quel éditeur, mais se distinguent nettement par ce qu’ils peuvent afficher au-delà du simple texte horodaté.

FormatMise en formeUsage principalSignature
SRTAucune (texte brut)Lecteurs vidéo de bureau et mobilesAucune, structure des horodatages
WebVTTPosition, style CSS basiqueVidéo web (balise HTML <track>)Ligne "WEBVTT" obligatoire
ASSPolices, couleurs, animationsFansub, sous-titrage visuellement complexeAucune, sections texte

Le SRT doit sa popularité à sa simplicité extrême : chaque réplique n’est qu’un numéro, un horodatage de début et de fin, et le texte à afficher, sans aucune information de mise en forme. C’est le format le plus universellement lu, aussi bien par les lecteurs de bureau (VLC) que par la quasi-totalité des plateformes de streaming acceptant un import de sous-titres externes.

Le WebVTT, conçu spécifiquement pour accompagner la balise HTML5 <track>, reprend une structure d’horodatages très proche du SRT (d’où une conversion quasi directe entre les deux), en ajoutant la possibilité de positionner le texte à l’écran et de le styliser via CSS. C’est le format à utiliser pour des sous-titres intégrés nativement à un lecteur vidéo web, sans dépendre d’un plugin.

L’ASS (Advanced SubStation Alpha) va nettement plus loin : polices, couleurs, positionnement précis et animations inline permettent de reproduire des effets de karaoké ou des incrustations de texte complexes, ce qui en a fait le format de référence des communautés de sous-titrage amateur (fansub) pour l’animation japonaise. Cette richesse a un coût : un lecteur vidéo qui ne supporte pas l’ASS affichera au mieux le texte brut sans les effets, au pire rien du tout.

Ces trois formats ont un point commun qui les distingue nettement d’une quatrième variante rencontrée surtout sur les rips de DVD : le SUB/IDX (VobSub) n’est pas du texte mais une image bitmap, exactement telle qu’elle apparaît gravée sur le disque d’origine. Impossible donc de corriger une faute de frappe ou de traduire son contenu sans passer par une reconnaissance optique de caractères (OCR), une étape absente avec le SRT, le WebVTT ou l’ASS qui restent nativement éditables comme du texte brut.

Un problème pratique traverse les trois formats textuels : l’encodage de caractères n’est imposé par aucun d’eux. Un fichier sans indication explicite d’UTF-8 (souvent en ANSI par défaut selon le logiciel qui l’a créé) est la cause la plus fréquente d’accents mal affichés une fois chargé dans un lecteur différent de celui d’origine, un problème strictement analogue à celui rencontré avec les fichiers CSV.

Choisir SRT par défaut pour la compatibilité maximale, WebVTT pour une intégration native à une page web, ASS uniquement si la mise en forme avancée (polices, animations) est réellement nécessaire et que le lecteur cible la supporte.

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Formats concernés

Catégories concernées

Voir aussi

Sources

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